1915-07-06-DE-002
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Quelle: DE/PA-AA/R14086
Zentraljournal: 1915-A-22854
Erste Internetveröffentlichung: 2003 April
Edition: Genozid 1915/16
Praesentatsdatum: 08/01/1915 p.m.
Zustand: A
Letzte Änderung: 03/23/2012


"Gazette de Lausanne"

Les Arméniens persécutés



On nous écrit de Sofia, le 6 juillet:
Le peuple arménien habitant l’empire ottoman passe de nouveau par des heures tragiques. Les persécutions des autorités ont pris des proportions inouïes. Toute la nation est soumise à ces excès - les basses couches du peuple, ainsi que les intellectuels. Hommes et femmes sont forcés de porter sur leur dos des munitions de guerre et les autres provisions indispensables à l’armée, et de marcher pendant 10 à 12 jours par les sentiers de montagne sous la pluie et sous les coups de fouet. De tous ces malheureux, c’est à peine si le 25 % ont pu sauver leur vie.

Tous les hommes de 20 à 45 ans sont appelés sous le drapeaux. Les familles des mobilisés restent sans appui. Les soldats de nationalité arménienne ne sont jamais envoyés sur la ligne de feu: ils servent uniquement de manœuvres.

Les denrées, les objets de première nécessité et le bétail des Arméniens sont saisis par les autorités militaires. Des gendarmes ont été envoyés dans les villes et les villages afin de procéder au désarmement de la population. Cette mesure a ruiné environ 200000 habitants. Tout le monde vendait jusqu’à son mobilier et son bétail pour acheter un fusil et le livrer aux autorités.

Les médecins, ingénieurs, avocats et commerçant arméniens sont persécutés aussi. Le 25 avril dernier on arrêta environ 3000 hommes instruits, la fleur de la nation, et on les déporta dans les coins les plus reculés de la province. Ils y meurent de misère, fauchés par les maladies. Cent d’entre eux ont été déportés à Ajasch (dans la région d’Angora); 200 dignitaire de Constantinople à Kangri (Castamouni); 180 d’Andrinople et 45 d’Istmid dans la région d’Erzeroum. A Siss (Adana) on a arrêté environ 70 personnes; à Divriss (Sivas) une cinquantaine; à Aintab environ 28.

Le député Vramian, de Van, a été assassiné sur la route de Diarbékir. Deux autres député, Varikess et Zohrab, sont détenus à Ayasch. Les journalistes Anouni et Zartarian et les professeurs Kajak, Minaoyan, Djangoulian et le Dr. Dogavorian sont déporté à Diarbékir. Neuf personnes on été fusillées à Sivas, six autres à Gourine; 27 prisonniers des villages Horsana, Govdoun et Handjar ont été massacrés sur la route menant à Sivas. Les conseils de guerre ont fait exécuter quelques dizaines de personnes dans les différentes villes d’Anatolie.

Dans le vilayet de Van ont eu lieu deux massacres en règle, l’un à Gavasch et l’autre à Gorgor. La population paisible est chassée en masse de ses foyers et reléguée dans les déserts et les marais de la Mésopotamie. Environ 7000 habitants on passés par Ayntab. 150 Arméniens de Hassan bey et 1350 de Dort-Yol ont été transférés à Alep. D’autres familles d’Adana, de Tharson, de Hadjine et de Mersina ont reçu l’ordre d’être prêtes ‘a quitter la Cilicie et à passer vers Konia. Les immeubles et les effets des pauvres réfugiés sont volés et saisis par les mouhadjirs musulmans venus des provinces anciennement ottomanes de la Turquie d’Europe.1


1Anmerkung Wesendonk (1.8.): Nach Angabe des Herrn Prof. Mittwoch stammte das Manuskript, das hier befindliche Armenier über die Vorgänge bei Wan veröffentlichen wollten, ebenfalls aus Sofia.



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