1909-05-05-DE-006
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Quelle: DE/PA-AA/R 13186
Zentraljournal: 1909-A-08662
Erste Internetveröffentlichung: 2009 April
Edition: Adana 1909
Praesentatsdatum: 05/18/1909 a.m.
Laufende Botschafts/Konsulats-Nummer: J.No. 418/K.No. 53
Letzte Änderung: 03/23/2012


Der Generalkonsul in Aleppo (Tischendorf) an den Reichskanzler (Bülow)

Bericht



J.No. 418 / K.No. 53
Seiner Durchlaucht beehre ich mich in der Anlage Abschrift eines Berichts des Kaiserlichen Konsularagenten in Antiochien, enthaltend Einzelheiten über die Niedermetzelung der Armenier daselbst und in der Umgebung am 19. April d. Js. und den folgenden Tagen sowie Verfahren der türkischen Behörden und mohammedanischen Notablen hierbei gehorsamst einzureichen.

Tischendorf
[Anlage]

Kaiserlich Deutsche Konsulat-Agentur Antiochien.

Abschrift.

Antioche, le 29 avril 1909.

Monsieur P. Tischendorf. Consul Général Impérial d’Allemagne - Alep.

J’ai l’honneur de vous confirmer mon rapport du 22 courant et j’espère qu’il est déjà en votre possession.

En outre je m’empresse de vous tracer, ci-après, la copie de ma dépêche du 20 avril cr. craignant fort qu’elle ait subi quelques modifications par le directeur du bureau télégraphique.


En vous confirmant les causes et les promoteurs de l’incident, signalés déjà dans mon susdit rapport, je crois devoir vous informer l’intrigue par les notables musulmans les plus influents, qui ont eu l’audace de distribuer des armes et munitions à la population musulmane; d’autre part la provocation expresse de Selim Avnulla Bey président du Comité Fedakaran à Constantinople, et nommé, dit-on, Mutessarrif de Karput, a puissamment contribué au massacre des Arméniens. Ce monsieur passant par Antioche a été hospitalisé pendant dix jours par quelques notables musulmans à qui il a distribué, dit-on, quelques milliers de livres dans le seul but d’exterminer les Arméniens. Le bruit court aussi qu’il a dirigé les mêmes intrigues partout où il a été en excitant toujours la population musulmane à qui il distribua des fonds.

L’incident en question a duré malheureusement jusqu’au 25. cr. mais le massacre a eu lieu en grande partie dans les deux premières journées. Cependant la population musulmane toujours excitée, n’a pas manqué de chercher et de massacrer brutalement les quelques Arméniens qui s’étaient réfugiés hors de la ville.

Toutefois d’après mes informations récentes le nombre des Arméniens massacrés à Antioche atteint environs le chiffre de trois cents. Quant aux musulmans, il n’y a qu’un seul mort et quelques blessés. Or on ignore les véritables auteurs, mais ce serait probablement leurs corréligionnaires. Tous ces morts sont des hommes et quatre femmes seulement; il se trouvent quelques blessés parmi les survivants. Les cadavres restèrent quelques journées dans les rues et lorsqu’ils commencèrent à pourrir les musulmans les ont cachés partie par partie aux environs de la ville. J’ai vue, cependant, en propres yeux, les cadavres des Arméniens sur l’Oronte qui est tout près du Consulat.

Je vous informe, en outre, avec grand regret, que les autorités locales n’ont pas voulu punir personne de ceux qui ont eu la cruauté de massacrer à propos délibéré et systématiquement les pauvres Arméniens seulement sans rien faire aux autres chrétiens. Tous ces homicides parcourent librement les rues, sans soucier de personne. En outre le Gouvernement ne veut pas chercher et livrer aux intéressés tout ce qui a été pillé de leurs maisons malgré que la place de ce pillage soit parfaitement bien connue!! J’apprends aussi que des réfugiés arméniens qui ont été transportés au Konak du Gouvernement en vue d’être protégé - et dont un certain nombre était blessé - quelques-uns ont péri je ne sais par quel moyens.

Le jour même de l’incident quelques milliers de personnes musulmanes ont cruellement attaqué le village arménien appelé Kessab qui est situé à une distance de 10 heures d’Antioche. Ils ont, dit-on brûler une partie du village, massacrés des Arméniens dont j’ignore le nombre précis, et causé des dommages assez considérables.

Des nouvelles reçues des curés et notabilités de quatre villages arméniens relevant du Casa d’Antioche et se trouvant à ses environs il résulte que six cent Arméniens, engagé pour l’élevage des vers-à-soie dans les jardins des musulmans des environs ont péri je ne sais où.

Je n’ai qu’à louer la bonne conduite et la philanthropie du missionnaire anglais Mr. Martin et les Pères Capucins de cette ville, qui ont bien voulu protéger chez eux les femmes et les enfants des tués qui ont été transportés des maisons musulmanes et qui étaient restés sans abri dans les rues. Le Kaimakam aussi en protégea une partie dans l’asile qu’il a expressément loué à cet effet.

Un croiseur anglais se trouve depuis 3 jours à Suédié, dont le Commandant est venu en notre ville pour visiter personnellement les quartiers arméniens. J’ai eu un petit entretien avec ce Monsieur à qui j’ai communiqué le nécessaire relativement au massacre en question.

Comme jusqu’ici il m’est absolument impossible de quitter le Consulat - vu le danger qui règne encore partout - je ne puis vous signaler les pertes que j’ai subis par suite du massacre; je me réserve de vous les faire connaître en détail avec les dépenses que j’ai dû faire soit pour les soldats envoyés au Consulat, soit pour l’entretien des réfugiés arméniens chez nous qui étaient au nombre de cinquante.

En outre je crois de mon devoir de vous tenir au courant de l’attitude de notre Kaimakam. Le jour de l’incident, ce dernier a déployé tous ses efforts pour empêcher immédiatement le massacre; mais le Bimbachi et le Kol-Aghasi de cette ville ont catégoriquement refusé de prêter leurs assistance militaire, cas qui vous a été signalé précédemment.

D’autre part et malheureusement le Kaimakam n’avait pas à sa disposition des soldats suffisants. Cependant ce dernier de concert avec le Youzbachi Soleiman Bey et le Moavin de Mostantik Mohammed Bey, n’ont pas manqué de nous protéger avec l’aide de quelques soldats se trouvant déjà au Consulat. La patrouille aussi a beaucoup contribué surtout pendant les nuit, à notre protection ainsi qu’à celle des réfugiés arméniens, de sorte je n’ai qu’a louer la conduite de ses Messieurs à notre égard.

Je ne manquerai pas de vous signaler par fil tout ce qui se passera dans ces parages. Toutefois je vous prie instamment de bien vouloir prendre les mesures les plus catégoriques pour protéger nos droits et notre vie.

En attendant je vous pris etc. etc. etc.


L’agent Consulaire Impl. d’Allemagne
[M. Missakian]
[Eigene Übersetzung]

Abschrift

Antiochien, den 29. April 1909.

Herrn P. Tischendorf, Kaiserlich-deutscher Generalkonsul in Aleppo.

Ich habe die Ehre Ihnen meinen Bericht vom 22. des Monats zu bestätigen, von dem ich hoffe, dass er bei Ihnen angekommen ist.

Darüber hinaus gebe ich Ihnen die Kopie meines Berichtes vom 20. des Monats wieder, denn ich befürchte sehr, daß er von dem Direktor des Telegraphenamts abgeändert worden ist.


Indem ich Ihnen die Gründe und die Verursacher der Ereignisse bestätige, die ich in dem genannten Bericht genannt habe, glaube ich Sie doch über die Machenschaften der einflußreichsten muslimischen Notabeln informieren zu müssen, die die Frechheit hatten, Waffen und Munition an die muslimische Bevölkerung auszugeben. Zum anderen hat die ausgesprochene Provokation des Präsidenten des Fedakaran-Komitees in Konstantinopel, Selim Avnulla Bey, der zum Mutessarif von Kharput ernannt massiv zu den Massakern an den Armeniern beigetragen. Dieser Herr, der über Antiochien fuhr, war zehn Tage lang Gast von mehreren muslimischen Notabeln, an die er Tausende von Pfunden verteilt haben soll mit dem alleinigen Ziel, die Armenier dafür zu vernichten. Das Gerücht geht um, daß er überall wo er gewesen ist, genau so gehandelt hat, indem er die muslimische Bevölkerung aufstachelte und Gelder an sie verteilte.

Diese Ereignisse dauerten leider bis zum 25. des Monats an, aber die eigentlichen Massaker fanden größtenteils an den beiden ersten Tagen statt. Aber die immer noch aufgebrachte muslimische Bevölkerung hat die wenigen aus der Stadt geflüchteten Armenier weiterhin verfolgt und massakriert.

Die Zahl der in Antiochien massakrierten Armenier beträgt nach meinen Informationen etwa dreihundert. Unter den Muslimen gibt es nur einen Toten und einige Verletzte. Man kennt die Täter nicht, aber es waren wahrscheinlich ihre Glaubensbrüder. Die Toten sind alles Männer und nur vier Frauen, unter den Überlebenden gibt es einige Verletzte. Die Leichen blieben einige Tage auf den Straßen liegen und als sie anfingen zu verwesen, haben die Muslime sie Stück für Stück in die Umgebung der Stadt gebracht. Ich habe aber mit eigenen Augen Leichen von Armeniern im Orontes gesehen, der ganz nahe am Konsulat vorbeifließt.

Ich teile Ihnen ferner mit großem bedauern mit, daß die Behörden niemanden von jenen bestrafen wollten, die so grausam waren, freiwillig und systematische die armen Armenier zu massakrieren, ohne den übrigen Christen etwas anzutun. Alle Mörder gehen völlig unbehelligt durch die Straßen, ohne daß sich um irgendwen zu kümmern. Darüber hinaus ist die Regierung nicht bereit, die aus den Häusern geraubten Güter zurückzuerstatten, obgleich die Plätze dieser Plündereien genau bekannt sind!! Ich erfahre auch, daß von den armenischen Flüchtlingen, die ins Regierungsgebäude transportiert worden sind, um dort geschützt zu sein - mehrere von ihnen waren verwundet - einige ums Leben kamen, auf welche Weise auch immer.

Am gleichen Tag haben mehrere Tausend Muslime auf grausame Art das armenische Dorf Kessab angegriffen, das zehn Stunden von Antiochien entfernt liegt. Sie sollen einen Teil des Dorfes angezündet, die Armenier massakriert - ich weiß nicht wie viele - und beträchtliche Schäden angerichtet haben.

Nach Informationen von Priestern und Notabeln von vier armenischen Dörfern, die zum Kreis Antiochien gehören, geht hervor, daß sechshundert Armenier, die in der Seidenraupenzucht in den Gärten der Muslime der Umgebung tätig sind, ihr Leben - ich weiß nicht wo - verloren haben.

Ich kann nur die Anständigkeit und die Menschenfreundlichkeit des englischen Missionars Herrn Martin und der Kapuzinermönche dieser Stadt loben, die sich um die Frauen und Kinder der Getöteten kümmerten, die aus den muslimischen Häusern kamen und schutzlos auf der Straße lagen. Auch der Kaimakam brachte einen Teil von ihnen in einem Haus unter, das er dafür angemietet hat.

Ein englischer Kreuzer befindet sich seit drei Tagen in Suédié, dessen Kommandant in unsere Stadt kam, um persönlich die armenischen Viertel zu besuchen. Ich hatte eine kurze Unterredung mit dem Herrn, dem ich das Notwendigste über die fraglichen Massaker mitgeteilt habe.

Da es bis heute für mich absolut unmöglich ist, das Konsulat zu verlassen - angesichts der Gefahren, die überall lauern - kann ich Ihnen auch nichts über die Verluste sagen, die ich durch die Massaker erlitten habe. Ich werde sie Ihnen im Detail wie auch die Kosten für die Soldaten mitteilen, die zum Konsulat abkommandiert waren als auch die für den Unterhalt der etwa fünfzig armenischen Flüchtlinge bei uns.

Des weiteren halte ich es für meine Pflicht, Sie über die Haltung unseres Kaimakams auf dem Laufenden zu halten. Am Tag der Vorfälle hat er sofort alles versucht, um die Massaker zu verhindern, aber der Bimbachi und der Kol-Aghasi dieser Stadt haben sich kategorisch geweigert, militärische Hilfe zu leisten, was Ihnen bereits mitgeteilt worden ist.

Andererseits hatte der Kaimakam leider nicht genügend Soldaten zu seiner Verfügung. Zusammen mit dem Youzbachi Soleiman Bey und dem Moavin de Mostantik, Mohammed Bey, hat er es aber verstanden, uns mit Hilfe der Soldaten zu schützen, die sich bereits im Konsulat befanden. Auch hat die Patrouille besonders in der Nacht viel zu unserem Schutz und den der armenischen Flüchtlinge beigetragen, weshalb ich diesen Herren meinen besondern Dank aussprechen möchte.

Ich werde Sie per Kabel über alles informieren, was sich in dieser Gegend tut. Jedenfalls bitte ich Sie inständig, energische Maßnahmen zu ergreifen, um unsere Rechte zu wahren und unser Leben zu beschützen.

Mit vorzüglicher usw. usw,


Der kaiserliche Konsularagent Deutschlands
[M. Missakian]


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