1915-12-23-DE-004
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Quelle: DE/PA-AA/BoKon 98/Bl. 72-74
Botschaftsjournal: 10-12/1915/11557
Erste Internetveröffentlichung: 2010 April
Edition: Deportationsbestimmungen
Zustand: A
Letzte Änderung: 03/23/2012


Die deutsche Botschaft Konstantinopel an den bulgarischen Geschäftsträger in Konstantinopel (Koloucheff)

Schreiben


Péra, le 23. Décembre 1915.

Monsieur le Chargé d’Affaires,

Veuillez bien me permettre d’avoir recours à votre amabilité pour éclaircir un détail d’une affaire dont nous venons d’être saisis.

Notre Ambassade s’est intéressée dans le temps à un certain Roupen Tschilinguirian, docteur au médecine, à cause de sa femme laquelle est d’origine allemande et dont le père a rendu des services au Gouvernement Allemand. Le Dr. Tschilinquirian avait été exilé au mois d’Avril avec d’autres notables Arméniens de Constantinople à Tschangri en Asie Mineure; ayant été transporté de Tschangri à Ayasch, il a été assassiné en route dans les derniers jours du mois d’Avril n.ct., comme il résulte des renseignements officiels que la Sublime Porte nous a communiqués alors.

A la suite de cet événement sa femme quitta Constantinople le 3/16 Septembre pour retourner en Allemagne.

Arrivée à Sofia elle rencontra au Grand Hôtel une personne de sa connaissance qui lui assura positivement qu’elle aurait vu à la Sublime Porte un télégramme daté au 18/31 Août et d’après lequel le Dr. Tschilinguirian n’aurait pas trouvé la mort mais qu’il serait arrivé avec d’autres à Eski-Cheïr. Au Ministère de l’Intérieur à qui l’Ambassade s’adressa, on oppose un démenti formel à cette nouvelle.

Malgré cela Mme Tschilinguirian est dernièrement revenue à la charge et déclare maintenant que la personne dont elle tenait ces renseignement, aurait vu à la Légation de Bulgarie un rapport - ? - de la Sublime Porte d’après lequel son mari aurait quitté Tschangri en compagnie d’autres personnes le 12/25 Août ; qu’il se serait arrêté a Ayasch le 15/28 Août pendent quelques heures et qu’il serait arrivé à Eskil-Chéïr le 17/30 Août.

Bien que je sois convaincu que nous nous trouvons en présence d’une mystification ou d’un malentendu, je sois cependant curieux de savoir ce qui peut avoir donné lieu à ces racontoirs, et je Vous serais par conséquence reconnaissant, si Vous voulez bien me renseigner si à Votre Légation il existe de pareille information soit sur le Dr. Tschilinguirian soit sur quelques autres personne et qui pourraient être remues à la connaissance de la personne à laquelle Mme Tschilinguirian se réfère.

Veuillez agréer Mr. le Chargé d’affaires, avec mes remerciements anticipés l’expression de mes sentiments bien distingués.


[Der bulgarische Geschäftsträger Koloucheff an den Botschaftsrat Neurath]
Constatinople, le 12/25 Décembre 1915.

Monsieur le conseiller,

En réponse à la lettre que Yous avez bien voulu m’adresser le 23. courant sub No. 11328, je m’empresse de vous informer que la Légation Royale de Bulgarie n’a jusqu’à présent reçu aucune communication de la Sublime Porte, concernant le Dr. Roupen Tschilinghirian, pour la simple raison qu’elle n’a jamais fait des démarches quelconques auprès du Gouvernement Impérial à ce sujet.

Veuillez agréer, Monsieur le Conseiller, l’assurance de ma considération bien distinguée.


N. Koloucheff.


[Botschaft an den Reichskanzler 29.12.]

Auf den Erlaß vom 12. d.Mts IIIc 22485.

1 Anlage zurück.

Frau Dr. Tschilinguirian hatte s.Z. das Gerücht, das ihr während ihres Aufenthalts in Sofia zu Ohren gekommen war und wonach ihr Mann noch am Leben sein sollte, von Sofia aus der Kaiserlichen Botschaft mitgeteilt. Wie sie damals schrieb, wollte ihr, übrigens nicht näher bezeichneter, Gewährsmann auf der Hohen Pforte ein vom 31. August datiertes Telegramm eingesehen haben, demzufolge die Karawane, mit der ihr Mann gereist war, in Eski Schehir eingetroffen sei; auf dem Wege von Tschangri nach Eski Schehir sei ihm zwar ein Unfall zugestoßen, doch sei er lebend in Eski Schehir angekommen. So unwahrscheinlich auch diese Angaben klangen, so hat die Kais. Botschaft sie doch zur Kenntnis des Ministerium des Innern gebracht. Das Ministerium bezeichnete sie als aus der Luft ergriffen. Dies ist der Frau Dr. Tschilinguirian unter dem 23. September mitgeteilt worden; den Empfang des betreffenden Schreibens hat sie unter dem 4. November aus Lausanne bestätigt.

Da sie in ihrer Immediateingabe an Ihre Majestät die Kaiserin und Königin vom 5. Oktober angiebt, daß ihr Gewährsmann das fragliche Telegramm auf der Bulgarischen Gesandtschaft gesehen haben wollte, habe ich diese Behörde um eine diesbezügliche Auskunft ersucht; wie der bulgarische Geschäftsträger mir nunmehr schreibt, hat die Gesandtschaft niemals irgend eine Mitteilung der Pforte über Dr. Tschilingurian erhalten.

Aber auch abgesehen hiervon ist kaum anzunehmen, daß es dem Dr, Tschilinguirian, wenn er wirklich noch am Leben ist, nicht inzwischen gelungen sein sollte, seine Angehörigen und Bekannten hiervon zu benachrichtigen. Überdies hat das Ministerium des Innern kürzlich B. mitgeteilt, daß ein Teil der dem Ermordeten geraubten Wertsachen aufgefunden worden sei. Ich zweifle daher nicht, daß Frau Dr. Tschilinguirian Opfer einer Mystifikation geworden ist.


[Neurath]



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